Un Gentilhomme nommé Beauceron…
Berger de Beauce, Beauceron, Bas Rouge, trois appellations pour un seul et même chien, roi de la stabilité dans notre paysage cynophile.
Non seulement, le Beauceron est le plus grand des chiens de berger français mais également le plus diffusé. Depuis une vingtaine d’années, sa population est d’une stabilité remarquable, preuve d’une fidélité exemplaire des amateurs, dans un contexte où la concurrence n’est pas en reste !
Vous ne pouvez pas ne pas l’avoir croisé au moins une fois. Citadin ou campagnard, ce chien puissant et expressif compte près de 40 000 représentants inscrits actuellement au sein de la population canine française. De quoi voir l’avenir avec une relative sérénité.
Regardez-le bien. Derrière son regard franc et sûr, loyal, un brin sévère, se cache un chien au potentiel fantastique, qui peut aisément passer de la conduite d’un troupeau d’ovins au baby-sitting d’un enfant qu’il surveillera avec la plus grande attention. Il n’a pas l’habitude de fréquenter les cliniques vétérinaires, c’est une force de la nature qui ne craint pas les écarts climatiques.
Il est n°1 parce qu’il le vaut bien
Le Beauceron est sociable et équilibré et ne doit pas broncher lors d’un examen (tatouage ci-dessus)
Grand, fort et alliant à merveille rusticité et élégance, ce chien de berger français s’est taillé une solide réputation dans la protection des biens et des personnes. Depuis une vingtaine d’années, son intégration dans des familles urbaines s’est passée avec aisance et facilité. Le « grand chien noir et feu » est bel et bien devenu une vedette hexagonale. Ce qui séduit chez lui, au-delà de simples considérations esthétiques, c’est son caractère, qui lui a valu une sacrée réputation. Véritable force de la nature, il a conscience de sa puissance de dissuasion et reste serein face à l’adversité. Parler du Beauceron, c’est évoquer la cinquantaine de kilos de fougue quotidienne qu’il diffuse dans son entourage. Sans oublier les tonnes de tendresse, parfois brutales, qu’il délivre à ses maîtres.
Toujours…
Cependant, le choix d’un chiot Beauceron n’est pas un acte anodin. A ce sujet, le club recommande vivement « de ne surtout pas acheter votre chiot lorsque vous vous installez dans une nouvelle demeure. En principe, vous attendez d’avoir un pavillon pour prendre un chiot, persuadé que ce sera mieux pour lui. C’est en grande partie faux ». Pour les dirigeants du club, « ce n’est pas la présence d’un jardin qui peut faire toute son éducation. Un sujet élevé en appartement les premiers mois aura un meilleur contact parce que vous serez obligé, plusieurs fois au cours de la journée, de le sortir en extérieur ». Le message est clair !
Il est réputé « ne pas avoir froid aux yeux »
Lorsque votre chiot arrive à la maison, il pèse déjà une dizaine de kilos. Au cours des 10 mois qui vont suivre, il peut multiplier son poids par 4 ! Une croissance rapide qui implique d’être rationnel quant au choix de son alimentation, et de respecter son repos tout en évitant de brûler les étapes pour son éducation. C’est à ces conditions que vous en ferez l’adulte dont vous rêvez. Le standard explique bien ses caractéristiques : chien de forte taille, solide, rustique, puissant, bien charpenté et musclé, sans lourdeur. Abord franc et sans peur. Le mâle toise de 65 à 70 cm au garrot, la femelle de 61 à 68. Particularité du beauceron : d’après ces chiffres, il est donc possible qu’une femelle soit plus grande que son homologue masculin !
Sur le plan esthétique, deux robes sont reconnues, le noir et feu (bicolore) et l’arlequin (tricolore), ce dernier étant beaucoup plus rare. Autre spécificité de la race, ses doubles ergots aux membres arrières, particularité qu’il partage avec quelques autres races reconnues (Montagne des Pyrénées, Berger de Brie, etc.). Oreilles coupées ou non ? Aujourd’hui – depuis mai 2004 – cette pratique est interdite en France.
S’il est notable qu’un Beauceron aux oreilles coupées a plus de prestance et de noblesse, il faudra vous habituer aux oreilles tombantes, et selon les experts, attendre deux ou trois générations de sélection pour qu’un port correct et expressif devienne la règle dans le cheptel.

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